Si près de 2 000 propriétaires de bovins "viande" sont recensés sur l’île, la production locae de viande bovine est principalement concentrée autour de la SICA Révia qui assure 83 % des abattages contrôlés du département, avec ses 320 adhérents (223 éleveurs "naisseurs" et 97 "engraisseurs". La coopérative intervient en amont de la filière, en fournissant des animaux reproducteurs aux éleveurs-naisseurs. Les broutards sont ensuite mis en pension au centre d’allotement de Saint-Pierre pour un traitement prophylactique avant d’être vendus aux éleveurs engraisseurs. A l’achèvement de la période d’engraissement, la coopérative rachète les bêtes à un prix garanti et les dirige vers l’abattoir.
La filière a pour objectif de développer une production bovine de qualité qui permette aux producteurs de vivre de leur métier tout en satisfaisant les attentes des consommateurs. Elle assure également l’abattage des animaux issus d’élevages indépendants.
- Cheptel bovins « viande » : 31 000 têtes (races dominantes : Limousine et Blonde d’Aquitaine)
- Nombre d’éleveurs bovins « viande » : 1 930
- Production viande locale : 1 915 t
- Importations viande bovine : 3 076 t
La filière lait est organisée autour de la SICA Lait, créée en 1962, qui assure la collecte et contribue au développement d’une production réunionnaise qui couvre environ 15% de la consommation annuelle de lait sur l’île.
L’érosion (constatée depuis 2000) du nombre d’exploitations laitière sepoursuit sensiblement à raison d’une à trois unités par an. C’est le reflet d’un phénomène de concentration de la filière. Même constat au niveau du cheptel laitier local qui se contracte depuis trois ou quatre ans, tout comme le nombre moyen de vaches laitières par élevage (32,9 têtes). En revanche, la production moyenne par vache laitière progresse pour atteindre 6 100 litres par tête, en 2007.
- Cheptel vaches laitières : 4 000 têtes (race laitière dominante : Prim’Holstein – 75%)
- Nombre de producteurs laitiers : 120
- Production de lait : 24 041000 litres
Les éleveurs du secteur coopératif sont principalement localisés dans la zone des Hauts. Ils fournissent les deux tiers de la production totale. Il s’agit d’élevages à caractère familial de dimension restreinte : 30 truies en moyenne, soit un dixième de la taille d’une exploitation métropolitaine moyenne. Le reste de la production est assuré par des éleveurs indépendants qui travaillent avec des sociétés privées pour la commercialisation de leur production.
La production locale permet de satisfaire un peu plus de la moitié de la demande de viande porcine (52,7%).
- Cheptel : 7 000 truies reproductrices
- Nombre d’éleveurs : 530
- Production locale : 12 357 t
- Importations : 11 075 t
La volaille est la viande la plus consommée sur l’île, avec 32 000 tonnes, soit environ 42 kg par habitant. Ces 32 000 t se répartissent entre les produits d’importation (découpes, congelés) et la production locale, dont une partie (environ 5 000 t) provient des élevages indépendants et des particuliers (auto consommation). 9 700 t restantes sont issues du réseau coopératif ou "organisé", articulé autour de deux structures principales : Avipôle, qui regroupe 98 producteurs, et le GEVE qui rassemble 16 producteurs de la région Est.
Ces 9 700 t de volailles de la filière professionnelle sont issues des 8 millions de poussins qui sont fournis par la sociéte Couvée d’Or.
En matière d’oeufs, il n’existe pas d’importation. La consommation locale est couverte à 100% par la production locale. Une trentaine de producteurs,presque tous affiliés au SPOR, produisent plus de 120 millions d’oeufs par an, soit 130 oeufs par habitant. 10% de la production est traitée par la casserie Ovocoop, et met à la disposition de la restauration et de l’industrie boulangère et pâtissière des ovoproduits liquides et frais, ainsi que des oeufs durs écalés.
- Nombre d’éleveurs : 3 000
- Production locale : 15 000 t
- Importations : 14 650 t
- Production d’œufs : 120 millions
L’amélioration génétique, le renouvellement des bâtiments et les efforts de formation réalisés à l’initiative de la Coopérative des Producteurs de Lapins de la Réunion (CPLR) ont permis d’améliorer les résultats techniques des élevages.
Malgré des perspectives de développement et un nombre d’éleveurs légèrement en hausse, la production locale a tendance à stagner et ne couvre que 45% de la consommation locale.
- Nombre d’éleveurs : 70
- Production locale : 400 t
- Consommation locale : 900 t
L’élevage caprin est une activité traditionnelle et la production conserve encore un caractère « familial » dans bien des cas. Néanmoins, les efforts de la coopérative des éleveurs caprins de la Réunion et de l’association départementale pou rla promotion et l’élevage de caris Boers permettent de professionnaliser la filière, avec notamment un programme d’amélioration génétique des animaux.
De plus en plus d’éleveurs exploitent également le créneau de la transformation (fromages…)
- Cheptel : 18 000 chèvres reproductrices
- Nombre d’éleveurs : 1 500
- Production locale : 300 t
- Consommation locale : 1 200 t
Cette filière se structure peu à peu grâce à l’installation (début 2008) de nouveaux éleveurs et la création, dans le même temps, d’un groupement de producteurs dont l’objectif est de satisfaire la demande locale en viande fraîche d’agneau.
- Cheptel : 600 brebis reproductrices
- Nombre de producteurs : 80
- Production locale : 4 t
Activité de diversification pour des agriculteurs, « amateurs de gibier » et disposant de terrains isolés, principalement dans les Hauts, l’élevage de cerfs s’est structuré, à la Réunion, voici une dizaine d’années. L’abattage des animaux est assuré par l’abattoir de bovins, à Saint-Pierre.
Les principaux acheteurs de viande de cerf sont les grandes surfaces, les restaurateurs et quelques privés.
- Cheptel : 3 200 biches reproductrices
- Nombre d’éleveurs : 10
- Production locale : 12 t
- Consommation locale : 160 t
Sur les mille apiculteurs (on est considéré apiculteur à partir d’une ruche), seulement 5 professionnels en vivent exclusivement et possèdent 300 à 500 ruches. Une deuxième catégorie concerne des agriculteurs pluriactifs - au nombre d’une centaine - qui possèdent 20 à 200 ruches. Les autres possèdent 1 à 20 ruches.
- Nombre de producteurs : 1 000
- Nombre de ruches : 20 000
- Production locale : 150 t
- importation : 150 t