La surface cannière a fortement diminué, passant de 37 860 hectares cultivés en 1987 à 30 900 en 1993, à 26 000 ha, pour se stabiliser, depuis, à ce niveau, grâce notamment à la vaste opération de remise en culture de terres en friche, orchestrée par la Chambre d’Agriculture, la SAFER, la DAF et certaines communes.
Près de 4 700 planteurs cultivent ces 26 000 ha, soit plus de la moitié de la surface agricole réunionnaise, et les exploitations de taille moyenne (5 à 20 ha) sont majoritaires dans l’île.
Les rendements (78 tonnes/ha en moyenne), très hétérogènes sur l’île de par la diversité des zones de production, sont en progression. Le rendement moyen de canne par hectare a ainsi progressé de 30%, entre 1989 et aujourd’hui.
L’activité canne à sucre est la principale source d’emplois de l’agriculture réunionnaise. Elle reste une culture d’exportation et une production « pilier », incontournable pour la solidité financière des exploitations.
La filière canne s’appuie sur deux usines modernisées en 1996 (Le Gol et Bois Rouge), un terminal sucrier, au port de la Pointe des Galets, et sur deux distilleries industrielles (rhum). La diversification énergétique est également de mise avec deux centrales électriques utilisant la bagasse pendant la campagne sucrière.
L’usine de Bois rouge brasse l’ensemble de la récolte de la région dite "au vent" ainsi que les cannes issues du centre de réception du Grand Pourpier (Ouest), tandis que l’usine du Gol traite la production des bassins du Sud (Gol et Grand-Bois) et des plates-formes des Tamarins et Stella Matutina, situées elles dans l’Ouest.
- Surface cultivée : 25 989 ha
- Nombre de producteurs : 4 700
Chiffres campagne 2007 :
- Production de cannes : 1 575 513 tonnes.
- Richesse saccharimétrique : 13,74
- Production de sucre : 167 124 t.
Les évolutions auxquelles on assiste depuis quelques années au sein de la filière horticole réunionnaise sont marquantes : spécialisation de plus en plus forte, maîtrise technique des horticulteurs, grande variété et qualité des produits.
Après plusieurs années de croissance rapide, la filière horticole a, aujourd’hui, devant elle un enjeu commercial d’importance à relever. La production locale écoulée sur les marchés traditionnels subit de plus en plus la concurrence des produits importés. La production locale doit aussi se frayer une place de choix dans les linéaires des grandes et moyennes surfaces de distribution et des jardineries.
Les pépiniéristes arrivent, quant à eux, à tirer leur épingle du jeu grâce aux opérations de végétalisation des nouveaux axes routiers et de certains programmes d’urbanisme.
- Fleurs coupées : 160 producteurs - 64 ha
- Plantes en pot : 53 producteurs - 11 ha
- Pépinières : 32 pépiniéristes - 28 ha
Les quantités de géranium distillées par la Coopérative Agricole des Huiles Essentielles (CAHEB) sont à la baisse depuis plusieurs années consécutives. Cela se caractérise par un déficit de production face à un marché international qui offre de nombreux débouchés tant en parfumerie qu’en cosmétique et en soins para-médicaux.
Par ailleurs, les exploitants rencontrent des difficultés pour trouver de la main d’oeuvre lors des pics de travaux.
La filière est constituée principalement de petits producteurs. 65 % des planteurs livrent moins de 10 kg de géranium. Les exploitants livrant entre 20 et 40 kg fournissent la plus grande quantité d’essence (39,5 %des volumes totaux), devant les producteurs produisant respectivement moins de 10 kg (23,2 %), de 10 à 20 kg (20,3 %) et plus de 40 kg (16,9 %).
- Surface cultivée : 150 ha
- Nombre de producteurs : 144
- Production d’huile essentielle : 1 649 kg
- Exportation : 1 570 kg
En dépit du triplement, en trois ans, du prix payé aux planteurs, la production réunionnaise d’huile essentielle de vétyver est quasiement à l’arrêt depuis 2004. Elle atteint 16 kg en 2007 contre 434 kg, en 2002.
- Surface cultivée : 7 ha
- Nombre de producteurs : 5
- Production d’huile essentielle : 44 kg
- Exportation : 16 kg
La filière vanille est organisée autour de deux structures : Provanille, d’une part, qui collecte la vanille verte, apporte une assistance technique aux producteurs et contribue à des travaux de recherche agronomique, et l’Union réunionnaise des coopératives agricoles (UR2), d’autre part, qui assure la transformation et la commercialisation des produits. Parallèlement, des producteurs cultivent et transforment eux mêmes la vanille. Ces exploitants indépendants réalisent une part croissante de la production totale du département.
Les zones de production sont principalement localisées sur la côte Est du département entre les communes de Sainte-Suzanne et Saint-Joseph.
- Nombre de producteurs : 240
- Surface cultivée : 270 ha
- Production locale : 10 t
La production fruitière couvre près de 80% des besoins de la population réunionnaise. Elle progresse régulièrement grâce notamment à la production d’ananas (35 % des quantités produites totales), de litchis (15,6 %), d’agrumes (14,2 %), de bananes (12,8 %) et de mangues (4,6 %).
Les importations sont constituées principalement de pommes, de poires, de raisins et d’agrumes frais ou secs, avec l’Afrique du Sud comme principal fournisseur, devant la Métropole et Israël.
Quant aux exportations de fruits locaux, elles ne cessent de progresser pour s’installer au delà des 2 000 tonnes. L’ananas Victoria est le produit phare de ces exportations (76 %), devant le letchi (13 %), les mangues (6 %) et les fruits de la passion (5 %).
- Surface cultivée : 2 900 ha
- Nombre de producteurs : 1 600
- Production locale : 42 225 t
- Exportations : 1 946 t
- Importations : 16 067 t
La production de légumes, dont seulement une trentaine de tonnes est exportée, permet de couvrir près de 70% des besoins locaux.
Les principaux bassins de production sont situés dans le Nord (La Bretagne à Saint-Denis et Dos d’Ane, à la Possession), le cirque de Salazie et surtout dans une zone comprise entre les Hauts de l’Ouest et Saint-Joseph, via Le Tampon où les conditions naturelles sont les plus favorables (zones de basse altitude irriguées).
La production locale est fluctuante, d’une année à l’autre, du fait de sa "perméabilité" face aux aléas climatiques (sécheresse, pluies torrentielles, cyclone...) Dans ce contexte souvent difficile, la production de pommes de terre progresse, toutefois, depuis plusieurs années consécutives.
Les quelque 20 000 t importées se composent majoritairement d’oignons, d’aulx, d’échalottes, de légumes à cosses, de carottes et de navets. Ces entrées de légumes proviennent principalement de Madagascar, d’Inde, de Métropole, de Chine et d’Australie.
- Surface cultivée : 1 500 ha
- Nombre de producteurs : 2 160
- Production locale : 40 190 t
- Exportations : 33 t
- Importations : 20 000 t
La production locale – concentrée dans le cirque de Cilaos entre 800 et 1 000 m d’altitude - augmente sensiblement chaque année. C’est le résultat du travail d’expérimentation, entrepris depuis 1998, qui privilégie les cépages nobles comme le Chenin pour les vins blancs, le Malbec et le Pinot Noir pour les vins rouges et rosés.
Depuis qu’ils cultivent ces trois cépages nobles, les membres du Chai de Cilaos ont obtenu du Ministère de l’Agriculture le droit d’apposer la mention officielle "Vin de Pays" sur les étiquettes de leurs bouteilles.
- Surface cultivée : 15 ha
- Nombre de producteurs : 11 t
- Production locale : 22 000 litres