Objectifs et évolution

Un projet d’appui pour le développement de l’élevage


Trois domaines d’intervention

Le dispositif « Réseaux de Références » des DOM englobe trois domaines d’intervention :

  • Observatoire des systèmes d’élevage : assure la connaissance du fonctionnement technique et économique des principaux systèmes d’exploitation d’élevage ;
  • Etudes, innovation et recherche appliquée en ferme : évalue des pratiques innovantes sur des thématiques émergeantes ;
  • Transfert, expertise et formation : valorise les références produites par le dispositif en mettant au point des méthodes et des outils d’accompagnement individuel ou collectif au profit des organismes de conseil et de services encadrant les éleveurs.

Objectifs

Les « Réseaux de références » ont deux principaux objectifs :

  • contribuer à la production et l’actualisation des référentiels techniques et économiques ;

  • permettre l’actualisation régulière de plusieurs modèles

  • d’exploitations, appelés des cas-types, qui sert à évaluer l’impact de divers changements de contexte.

Ces référentiels doivent nous permettre d’une part, de répondre aux besoins relevant du développement des filières animales réunionnaises en nous aidant à :

  • définir les stratégies de développement en permettant d’identifier les types d’exploitation à promouvoir qui soient économiquement viables, vivables et durables ;

  • améliorer la politique d’installation des jeunes et de nouveaux éleveurs en permettant d’augmenter le taux de réussite.

D’autre part, les référentiels doivent répondre aux besoins qui relèvent du suivi et d’évaluation des programmes communautaires en faveur des régions ultra périphériques, en nous aidant :

  • à justifier les surcoûts de productions locales ;
  • à définir des indicateurs de suivi de l’amélioration de l’efficacité économique des exploitations ;
  • évaluer les dispositifs d’aides publiques.

Appui technique rapproché

Le suivi des exploitations doit permettre une très bonne connaissance de la réalité de l’exploitation et de son fonctionnement technique et économique. Les visites ne se limitent pas exclusivement à la collecte d’informations. Un travail d’échange technique entre l’éleveur et l’agent est indispensable pour créer et entretenir l’expertise dont a besoin le dispositif. Les visites de terrain régulières permettent d’aborder les éléments de conduite technique de l’élevage (gestion du pâturage, alimentation, conduite sanitaire, …) et de collecter les informations au plus près de l’événement.

Exemple de sortie éleveur

La campagne de suivi se termine par la remise à l’éleveur de ses résultats individuels, laquelle constitue un moment d’échanges à privilégier. Des restitutions collectives sont également organisées au moins une fois par an. Celles-ci ont pour objectif de faire vivre le Réseau et le sentiment d’appartenance à ce réseau. Cela permet de capter la perception et l’analyse collective des éleveurs sur différents sujets. Les données technico-économiques récoltées sont confidentielles.

Outil de traitement des données

Les données techniques et économiques des exploitations du Réseau sont enregistrées au moyen du système d’information DIAPASON. Ce système évolue en permanence pour intégrer de nouvelles problématiques (environnement, énergie,…) de façon à couvrir progressivement tous les champs d’analyse de la durabilité des exploitations d’élevage. Les données recueillies sont liées à différents modules : les structures (bâtiments, matériel,…), le cheptel, les surfaces, l’alimentation, le fonctionnement des ateliers (production,…), l’économie, l’énergie, le travail. Des adaptions ont été réalisées afin de tenir compte des spécificités locales.

Evolution du projet

L’année 2006 correspond à une phase d’état des lieux (recensement bibliographique, élaboration de méthodes de recueil d’informations,…) et de dialogue avec les maîtres d’œuvre locaux. Le cadre conventionnel et partenarial de mise en œuvre de cette mesure a été défini entre l’ODEADOM et les trois instituts techniques (l’Institut de l’Elevage, IFIP, ITAVI). Le lancement officiel du projet date de novembre 2006.
En 2007, année de lancement opérationnel effectif du projet, plusieurs actions ont été menées :

  • Elaboration d’une typologie pour l’ensemble des filières animales ;

  • Sélection de 16 systèmes d’exploitation (11 en ruminants et 5 en monogastriques) ;

  • Recrutement de 67 exploitations (46 en ruminants et 22 en monogastriques) ;

L’année 2008 a été consacrée à la mise en place des suivis technico-économiques. Des restitutions individuelles et collectives sont organisées pour le rendu des résultats aux éleveurs membres du Réseau.

En 2009, troisième campagne d’analyse de résultats technico-économiques, des approfondissements sont en cours, notamment en termes de gestion du système fourrager ou de décomposition de charges de structure. Le Réseau Elevage Réunion réalise à 94% l’objectif fixé par le POSEI. Les premiers cas-types bovins ont vu le jour courant 2009. Deux publications concernant les filières bovins lait et viande ont été éditées en décembre 2009.
En 2010, les référentiels technico-économiques ont été actualisés. Un nouveau cas-type, pour la filière porcine, a vu le jour. Le Réseau Elevage Réunion étend ses compétences en intervenant au sein de formations ou de groupes de réflexion. Le projet a gagné la confiance des acteurs locaux.

En 2011, des référentiels ont édités pour cinq filières (bovin lait, bovin viande, porc, volaille, lapin) et des cas-types ont été mis au point pour quatre filières (bovin lait, bovin viande, porc, volaille). Le Réseau veut s’affirmer en se faisant connaître et en valorisant ses données auprès de l’ensemble des éleveurs.
En 2012, le Réseau s’affirme. Il est de plus en plus reconnu et utilisé par les différents acteurs locaux. Un séminaire de 3 jours a été organisé afin de vulgariser le travail du Réseau auprès des organisations professionnelles de l’élevage.
En 2013, le dispositif est dans une phase transitoire. Un bilan des actions menées est réalisé afin de les perfectionner par la suite. Constitution et formation des équipes techniques.

Evolution du nombre de fermes en Réseau de Références 974