Le Tampon

Quelle agriculture aujourd’hui ? Quelles attentes ?

La Commune du Tampon est fondamentalement agricole. En effet, alors que ses « Hauts » ont vu naître la filière élevage et constituent aujourd’hui le territoire de développement des activités bovins viande et bovins lait, ses « mi pentes » prolongent le bassin cannier du Bras de La Plaine, assurant ainsi à la filière canne – sucre un potentiel de développement dans un contexte de pressions fortes sur l’espace. Cette commune est aussi une zone importante d’interactions actuelles et à développer entre ces filières. En effet, la canne à sucre et la prairie se combinent pour maintenir une coupure agricole le long d’une zone de mi pentes qui tend à se miter. Cette cohabitation dans l’espace doit de plus favoriser des échanges de matières organiques entre les deux activités (épandage d’effluents / fourrages issus de la canne à sucre). Ces deux activités aménagent donc l’espace. Elles permettent aussi, en assurant un revenu aux exploitants, le développement d’une diversification au sein de l’exploitation (ex. de l’agro tourisme sur la Plaine des Cafres, du développement d’activités d’élevage hors sol,…) ou sur des espaces complémentaires (ex. du maraîchage péri urbain de Piton Hyacinthe, de la floriculture de réinsertion,…).

L’élevage bovin
La zone pastorale du Tampon, la Plaine des Cafres, est composée de prairies pâturées (allaitants) et de prairies fauchées (laitiers et allaitants). On dénombre avec la BD parcellaire 2004 plus de 4 100 hectares de prairies. Celles-ci sont souvent à la propriété de leurs exploitants. Cependant un certains nombres de prairies sont installées dans le domaine forestier et d’autres se trouvent sur du foncier communal. Cette zone aménagée pour l’élevage représente aussi un pool de développement pour les filières élevage. En effet on y évalue environs 1000 hectares de friches (source UAFP & BD parcellaire 2004) à potentiel pastoral.

L’élevage bovin laitier
La SICA Revia a son siège et son exploitation permettant l’amélioration génétique du cheptel réunionnais à la Plaine des Cafres. Cette activité implique un raccordement de l’exploitation aux réseaux électriques, AEP et routiers. On la trouve donc implantée au sein de petits centres autour desquels s’est développé l’habitat (Grande Ferme,…). La filière bovin lait vise un doublement de production à l’horizon 2020. Ceci passe par l’installation de nouvelles structures mais aussi par l’agrandissement des structures existantes pour leur assurer une viabilité à long terme. Les normes environnementales et sanitaires limitent par ailleurs l’intensification de l’élevage et sa proximité aux habitations. Il est donc important, pour le développement de la filière, de préserver des zones actuelles et de développement qui, bien qu’étant raccordées aux réseaux, ne se transforment pas en zone urbaines.

L’élevage bovin allaitant
L’élevage bovin allaitant façonne le paysage de la zone pastorale du Tampon. L’aménagement de prairie et l’installation d’éleveurs professionnels a été permis par d’importants investissements portés par la Région et mis en œuvre par l’Union des Association Foncière Pastorale, dont le siège est également situé sur la Commune. On y trouve les exploitations « historiques » des pionniers aujourd’hui en phase de reprise, parfois avec des projets de diversification vers l’activité d’engraissement, de nouveaux installés sur des surfaces moins importantes et des élevages extensifs récents (typologie CIRAD)… La reconquête de foncier pour mener à bien les objectifs de développement portés par la SICA Revia implique donc de réfléchir à de nouvelles installations mais aussi à la viabilité des structures récentes.

La canne à sucre
Un premier travail à l’échelle insulaire, mené par le SCPC et la DAF et appuyé sur le réseau Chambre d’Agriculture a permis de réaliser l’inventaire et de hiérarchiser les potentialités des 30 000 ha de SAU nécessaires au maintien de la filière canne – sucre - rhum et leur répartition par commune. Dans la suite logique, il est nécessaire que chaque commune puisse porter un zonage agricole de long terme contribuant à la répartition de ces 30 000 ha. Le Tampon possède actuellement près de 1100 hectares (BD parcellaire 2004) et dispose d’un potentiel de reconquête de 60 hectares (friches,…).

Le maraîchage et l’arboriculture
On recense 612 hectares en maraîchage – arboriculture sur la commune du Tampon (Agreste 2003). Ces surfaces se concentrent en partie autour de Piton Hyacinthe où la concurrence avec l’avancée de la ville est forte malgré un potentiel à lié au projet d’irrigation. La question de la diversification au Tampon est à mettre en relief avec le travail réalisé en terme de projet d’irrigation et d’amélioration foncière.

L’agro tourisme
La proximité au volcan est un facteur de développement de l’agrotourisme. Il faut cependant prendre en compte l’offre déjà existante en structures touristiques traditionnelles et le fait que les exploitations de la zone préfèrent se concentrer sur les activités d’élevages. Dans les mi pentes de la commune il faut raisonner la mise en place de structures agro touristiques. En effet, ces dernières permettent de compléter les revenus de la canne non irriguée ou de la diversification mais une bonne évaluation de la demande effective doit être réalisée pour éviter l’échec des projets et leur dérive vers de l’habitat permanent contribuant au mitage des zones agricoles.

 

Où on en est ?

Attention : ce calendrier est susceptible d’évoluer

 > Phase 1  
 Comité de Pilotage  6 février 2006
 Consultations Agriculteurs  
 Consultations techniciens  
 Consultations Grands Acteurs  
 Synthèse – Diagnostic  
 Séminaire  
 Concertation des signataires  
 > Phase 2  
 Comité de Pilotage  
 Réunion groupes de travail  
 Rédaction projets  
 Rédaction Fiches actions  
Signature  
 > Phase 3  

 

Documents à télécharger

> En cours de réalisation...

 

Lien vers accès restreint

> ftp://tampon@gandalf2.mobius.fr/chambagri/ca/tampon