5. Prévention contre la Grippe Aviaire

Toutes les volailles doivent être déclarées. Si la Réunion échappe au confinement des volailles et à l’interdiction de tout marché ou exposition de volatiles, en revanche, tous les propriétaires de "bêtes à plumes", professionnels et particuliers, ont obligation de déclarer leurs animaux à la mairie.

Toutes les volailles doivent être déclarées

Si la Réunion échappe au confinement des volailles et à l’interdiction de tout marché ou exposition de volatiles, en revanche, tous les propriétaires de « bêtes à plumes », professionnels et particuliers, ont obligation de déclarer leurs animaux à la mairie.

Pas de panique ! Les spécialistes de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments ont classé la Réunion comme étant un département à risque faible ou nul, en ce qui concerne la menace de la grippe aviaire.

Deux raisons à cela : le nombre d’oiseaux migrateurs à transiter par la Réunion est très limité et l’importation de volatiles est strictement contrôlée.

Néanmoins, « le risque zéro n’existe pas même si la probabilité reste minime », indique-t-on du côté de la Direction des services vétérinaires.

Aussi, les autorités locales ont décidé de muscler les mesures de précaution. La préfecture a décidé de procéder à un recensement complet de la population de volatiles présente sur l’île.
Ainsi, tous les propriétaires de poules, de canards, oies, dindes, pintades et d’oiseaux d’ornements doivent déclarer leurs animaux en mairie. Cette obligation s’adresse aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers, à partir du moment qu’ils détiennent des volatiles ne serait-ce que quelques mois. Seuls sont exempts de déclaration, les propriétaires d’oiseaux d’ornement qui restent en permanence enfermés au domicile.

Cette mesure vise à faciliter les interventions dans des secteurs précis, en cas de suspicion de contamination.

« En cas d’alerte, nous devons prendre des mesures de confinement dans un rayon de 3 km », précise-t-on à la DSV. « Cette localisation des animaux sera également très utile si une opération de vaccination doit se faire ».

A toutes fins utiles, ce recensement permettra, par ailleurs, de connaître plus précisément le nombre de volailles présentes sur l’île. Actuellement, c’est plutôt le flou dans ce domaine. Environ deux millions de volailles sont dénombrées dans la filière organisée. En revanche, la population présente chez les particuliers est difficilement estimable. L’élevage de volailles pour la consommation familiale ou, dans certains cas, pour arrondir les fins de mois, reste une forte tradition sur l’île, notamment dans les Hauts. Certaines sources avancent le chiffre de 600 000 volailles « la cour », sur le territoire…

Au niveau des importations, la vigilance est également renforcée. Chaque année, un million d’œufs et autant d’oisillons débarquent à la Réunion. Depuis le mois d’octobre dernier, ces produits proviennent exclusivement de métropole et de l’Union européenne, accompagnés d’un certificat d’origine et sont isolés pendant dix jours. Ce délai couvre la durée d’incubation de la maladie. De plus, les importateurs doivent déclarer leurs fournisseurs quinze jours à l’avance pour permettre une enquête préalable auprès des directions des services vétérinaires d’origine.

 

H.C.