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Le Réseau de Références au centre du conseil


Un échange partenarial entre éleveurs et conseillers pour promouvoir des systèmes d’avenir à La Réunion

Contexte et organisation

L’élevage constitue dans les Départements d’Outre-Mer (DOM) une activité fréquemment qualifiée de « diversification », qui s’est progressivement développée suite aux réformes foncières survenues dans les années 1970-1980. Son rôle dans l’emploi est aujourd’hui non négligeable notamment dans des départements où le chômage se situe entre 20 et 30% de la population active (Source INSEE, 2010).

Les exploitations agricoles des DOM sont caractérisées par leur extrême hétérogénéité de situations géographiques et économiques ainsi que par leur taille et leurs stratégies plus ou moins intégrées dans les organisations de filières. Cette diversité doit cependant s’accorder avec une double nécessité :

  • Au niveau de l’exploitant d’optimiser son système
  • Au niveau des organisations locales de déterminer des stratégies de développement et des niveaux d’aides publiques appropriés.

Afin de répondre à ces besoins, il importe de se doter d’outils permettant de réunir et d’analyser des informations relatives aux situations existantes.
Par ailleurs, le développement des filières d’élevage dans les DOM est contraint par des handicaps par rapport aux conditions observées en métropole. L’insularité de notre île génère des coûts de production élevés dûs aux prix des intrants et à un manque de compétitivité par rapport aux produits importés.
Pour lever ces contraintes, l’ODEADOM et l’Europe mettent en place un certain nombre d’actions à travers le programme de soutien aux diverses filières animales
Une partie d’entre eux constitue le Programme d’Options Spécifiques à l’Eloignement et à l’Insularité (POSEI). Ce programme, portant sur des mesures en faveur de l’agriculture, comporte dans son chapitre VI « Réseaux de références », une mesure relative à la mise en place dans 4 DOM (la Réunion, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe) des dispositifs « d’élaboration et de collecte de références technico-économiques sur les systèmes de productions animales » et « de suivi-évaluation des filières animales ». Le projet « Réseaux de références » vise à élaborer et diffuser dans chacun des DOM des références relatives au fonctionnement technique et aux performances économiques des systèmes d’exploitation avec élevage.
La crise sociale survenue dans les DOM au cours du 1er trimestre 2009 a confirmé le souhait d’un renforcement des moyens consacrés au développement endogène. De plus, les conclusions des Etats Généraux de l’Outre-Mer ont débouché sur un programme de développement et de soutien des filières agricoles pour accroître la part de production locale dans la consommation locale. Pour le secteur de l’élevage, cela s’est traduit par la recherche d’une valorisation maximale des ressources locales. Le travail engagé par les Réseaux de références ans s’inscrit parfaitement dans ce nouveau contexte.

Organisation du Réseau de Références Elevage de La Réunion

Les « Réseaux de références » s’inspirent de l’expérience et des méthodes du dispositif Réseau d’Elevage pour le Conseil et la Prospective (RECP), développé par l’Institut de l’Elevage depuis une vingtaine d’années en métropole.

La Chambre d’Agriculture de La Réunion s’est vue confiée la maîtrise d’œuvre dans le département par le comité de pilotage national du projet. Elle s’engage donc à organiser le dispositif de Réseau de fermes de références en mettant à disposition des éleveurs du réseau un appui technique rapproché. Pour ce faire, la Chambre d’Agriculture a affecté une équipe composée de techniciens en charge des suivis des exploitations et une ingénieur animatrice et coordinatrice du projet en charge aussi des publications des résultats et des référentiels.

Les exploitations du Réseau de Références Elevage de La Réunion sont représentatives de 13 différents types de systèmes d’exploitation avec élevage et sont suivies par 8 conseillers dont 6 techniciens du département Production de la Chambre d’Agriculture et 2 techniciens des Organisations de Producteurs (Coopérative des Producteurs de Lapins de la Réunion - CPLR, Avipôle). Le Département « Ressource, Observatoire, Méthode, Etudes » (DROME) de la Chambre d’Agriculture se charge d’encadrer le Réseau avec une chargée de mission qui travaille en binôme avec l’animateur technique et aussi avec les conseillers de suivi.

Le Réseau porte bien son nom car il amène un travail de collaboration entre la Chambre d’Agriculture, les organismes nationaux cités auparavant, les coopératives, les centres de gestion tels que le CER France, et bien d’autres organismes (Association Réunionnaise de Pastoralisme - ARP, Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de La Réunion – DAAF,…).

La démarche s’appuie sur un suivi technico-économique de près de 70 exploitations réunionnaises avec élevage (bovin lait, bovin viande, porc, volaille et lapin).

Financement

L’Institut de l’Elevage (IE) perçoit des concours financiers de l’ODEADOM relatifs aux travaux conduits par la chambre d’Agriculture et les autres partenaires locaux.

L’IE reverse donc ces concours financiers à la Chambre d’Agriculture (maître d’œuvre local) en fonction des activités réalisées.

Dans le cas de La Réunion, la Chambre d’Agriculture reverse une partie de l’indemnisation pour les travaux techniques aux partenaires locaux (CPLR, Avipôle, CER France) en fonction des activités réalisées.

Objectifs et évolution

Un projet d’appui pour le développement de l’élevage


Trois domaines d’intervention

Le dispositif « Réseaux de Références » des DOM englobe trois domaines d’intervention :

  • Observatoire des systèmes d’élevage : assure la connaissance du fonctionnement technique et économique des principaux systèmes d’exploitation d’élevage ;
  • Etudes, innovation et recherche appliquée en ferme : évalue des pratiques innovantes sur des thématiques émergeantes ;
  • Transfert, expertise et formation : valorise les références produites par le dispositif en mettant au point des méthodes et des outils d’accompagnement individuel ou collectif au profit des organismes de conseil et de services encadrant les éleveurs.

Objectifs

Les « Réseaux de références » ont deux principaux objectifs :

  • contribuer à la production et l’actualisation des référentiels techniques et économiques ;

  • permettre l’actualisation régulière de plusieurs modèles

  • d’exploitations, appelés des cas-types, qui sert à évaluer l’impact de divers changements de contexte.

Ces référentiels doivent nous permettre d’une part, de répondre aux besoins relevant du développement des filières animales réunionnaises en nous aidant à :

  • définir les stratégies de développement en permettant d’identifier les types d’exploitation à promouvoir qui soient économiquement viables, vivables et durables ;

  • améliorer la politique d’installation des jeunes et de nouveaux éleveurs en permettant d’augmenter le taux de réussite.

D’autre part, les référentiels doivent répondre aux besoins qui relèvent du suivi et d’évaluation des programmes communautaires en faveur des régions ultra périphériques, en nous aidant :

  • à justifier les surcoûts de productions locales ;
  • à définir des indicateurs de suivi de l’amélioration de l’efficacité économique des exploitations ;
  • évaluer les dispositifs d’aides publiques.

Appui technique rapproché

Le suivi des exploitations doit permettre une très bonne connaissance de la réalité de l’exploitation et de son fonctionnement technique et économique. Les visites ne se limitent pas exclusivement à la collecte d’informations. Un travail d’échange technique entre l’éleveur et l’agent est indispensable pour créer et entretenir l’expertise dont a besoin le dispositif. Les visites de terrain régulières permettent d’aborder les éléments de conduite technique de l’élevage (gestion du pâturage, alimentation, conduite sanitaire, …) et de collecter les informations au plus près de l’événement.

Exemple de sortie éleveur

La campagne de suivi se termine par la remise à l’éleveur de ses résultats individuels, laquelle constitue un moment d’échanges à privilégier. Des restitutions collectives sont également organisées au moins une fois par an. Celles-ci ont pour objectif de faire vivre le Réseau et le sentiment d’appartenance à ce réseau. Cela permet de capter la perception et l’analyse collective des éleveurs sur différents sujets. Les données technico-économiques récoltées sont confidentielles.

Outil de traitement des données

Les données techniques et économiques des exploitations du Réseau sont enregistrées au moyen du système d’information DIAPASON. Ce système évolue en permanence pour intégrer de nouvelles problématiques (environnement, énergie,…) de façon à couvrir progressivement tous les champs d’analyse de la durabilité des exploitations d’élevage. Les données recueillies sont liées à différents modules : les structures (bâtiments, matériel,…), le cheptel, les surfaces, l’alimentation, le fonctionnement des ateliers (production,…), l’économie, l’énergie, le travail. Des adaptions ont été réalisées afin de tenir compte des spécificités locales.

Evolution du projet

L’année 2006 correspond à une phase d’état des lieux (recensement bibliographique, élaboration de méthodes de recueil d’informations,…) et de dialogue avec les maîtres d’œuvre locaux. Le cadre conventionnel et partenarial de mise en œuvre de cette mesure a été défini entre l’ODEADOM et les trois instituts techniques (l’Institut de l’Elevage, IFIP, ITAVI). Le lancement officiel du projet date de novembre 2006.
En 2007, année de lancement opérationnel effectif du projet, plusieurs actions ont été menées :

  • Elaboration d’une typologie pour l’ensemble des filières animales ;

  • Sélection de 16 systèmes d’exploitation (11 en ruminants et 5 en monogastriques) ;

  • Recrutement de 67 exploitations (46 en ruminants et 22 en monogastriques) ;

L’année 2008 a été consacrée à la mise en place des suivis technico-économiques. Des restitutions individuelles et collectives sont organisées pour le rendu des résultats aux éleveurs membres du Réseau.

En 2009, troisième campagne d’analyse de résultats technico-économiques, des approfondissements sont en cours, notamment en termes de gestion du système fourrager ou de décomposition de charges de structure. Le Réseau Elevage Réunion réalise à 94% l’objectif fixé par le POSEI. Les premiers cas-types bovins ont vu le jour courant 2009. Deux publications concernant les filières bovins lait et viande ont été éditées en décembre 2009.
En 2010, les référentiels technico-économiques ont été actualisés. Un nouveau cas-type, pour la filière porcine, a vu le jour. Le Réseau Elevage Réunion étend ses compétences en intervenant au sein de formations ou de groupes de réflexion. Le projet a gagné la confiance des acteurs locaux.

En 2011, des référentiels ont édités pour cinq filières (bovin lait, bovin viande, porc, volaille, lapin) et des cas-types ont été mis au point pour quatre filières (bovin lait, bovin viande, porc, volaille). Le Réseau veut s’affirmer en se faisant connaître et en valorisant ses données auprès de l’ensemble des éleveurs.
En 2012, le Réseau s’affirme. Il est de plus en plus reconnu et utilisé par les différents acteurs locaux. Un séminaire de 3 jours a été organisé afin de vulgariser le travail du Réseau auprès des organisations professionnelles de l’élevage.
En 2013, le dispositif est dans une phase transitoire. Un bilan des actions menées est réalisé afin de les perfectionner par la suite. Constitution et formation des équipes techniques.

Evolution du nombre de fermes en Réseau de Références 974

Publications et interventions

Allant de l’approche technique à l’analyse économique, le Réseau de Références édite régulièrement divers documents pour chacune des filières d’élevage étudiées. En plus des indispensables référentiels micro-économiques et des cas-types, le Réseau Elevage de La Réunion participe régulièrement aux réflexions des différents acteurs locaux en faveur du développement de l’élevage : rappel des bases de l’alimentation, le coût de production, l’impact d’une baisse de productivité numérique, des simulations de mises aux normes, l’impact d’une hausse des prix ou d’une période de sécheresse,…

L’élevage constitue dans les Départements d’Outre-Mer (DOM) une activité fréquemment qualifiée de « diversification », qui s’est progressivement développée suite aux réformes foncières survenues dans les années 1970-1980. Son rôle dans l’emploi est aujourd’hui non négligeable notamment dans des départements où le chômage se situe entre 20 et 30% de la population active (Source INSEE, 2010).

Les exploitations agricoles des DOM sont caractérisées par leur extrême hétérogénéité de situations géographiques et économiques ainsi que par leur taille et leurs stratégies plus ou moins intégrées dans les organisations de filières. Cette diversité doit cependant s’accorder avec une double nécessité :

  • Au niveau de l’exploitant d’optimiser son système
  • Au niveau des organisations locales de déterminer des stratégies de développement et des niveaux d’aides publiques appropriés.

Afin de répondre à ces besoins, il importe de se doter d’outils permettant de réunir et d’analyser des informations relatives aux situations existantes.
Par ailleurs, le développement des filières d’élevage dans les DOM est contraint par des handicaps par rapport aux conditions observées en métropole. L’insularité de notre île génère des coûts de production élevés dûs aux prix des intrants et à un manque de compétitivité par rapport aux produits importés.
Pour lever ces contraintes, l’ODEADOM et l’Europe mettent en place un certain nombre d’actions à travers le programme de soutien aux diverses filières animales
Une partie d’entre eux constitue le Programme d’Options Spécifiques à l’Eloignement et à l’Insularité (POSEI). Ce programme, portant sur des mesures en faveur de l’agriculture, comporte dans son chapitre VI « Réseaux de références », une mesure relative à la mise en place dans 4 DOM (la Réunion, la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe) des dispositifs « d’élaboration et de collecte de références technico-économiques sur les systèmes de productions animales » et « de suivi-évaluation des filières animales ». Le projet « Réseaux de références » vise à élaborer et diffuser dans chacun des DOM des références relatives au fonctionnement technique et aux performances économiques des systèmes d’exploitation avec élevage.
La crise sociale survenue dans les DOM au cours du 1er trimestre 2009 a confirmé le souhait d’un renforcement des moyens consacrés au développement endogène. De plus, les conclusions des Etats Généraux de l’Outre-Mer ont débouché sur un programme de développement et de soutien des filières agricoles pour accroître la part de production locale dans la consommation locale. Pour le secteur de l’élevage, cela s’est traduit par la recherche d’une valorisation maximale des ressources locales. Le travail engagé par les Réseaux de références ans s’inscrit parfaitement dans ce nouveau contexte.

Organisation du Réseau de Références Elevage de La Réunion

Les « Réseaux de références » s’inspirent de l’expérience et des méthodes du dispositif Réseau d’Elevage pour le Conseil et la Prospective (RECP), développé par l’Institut de l’Elevage depuis une vingtaine d’années en métropole.

La Chambre d’Agriculture de La Réunion s’est vue confiée la maîtrise d’œuvre dans le département par le comité de pilotage national du projet. Elle s’engage donc à organiser le dispositif de Réseau de fermes de références en mettant à disposition des éleveurs du réseau un appui technique rapproché. Pour ce faire, la Chambre d’Agriculture a affecté une équipe composée de techniciens en charge des suivis des exploitations et une ingénieur animatrice et coordinatrice du projet en charge aussi des publications des résultats et des référentiels.

Les exploitations du Réseau de Références Elevage de La Réunion sont représentatives de 13 différents types de systèmes d’exploitation avec élevage et sont suivies par 8 conseillers dont 6 techniciens du département Production de la Chambre d’Agriculture et 2 techniciens des Organisations de Producteurs (Coopérative des Producteurs de Lapins de la Réunion - CPLR, Avipôle). Le Département « Ressource, Observatoire, Méthode, Etudes » (DROME) de la Chambre d’Agriculture se charge d’encadrer le Réseau avec une chargée de mission qui travaille en binôme avec l’animateur technique et aussi avec les conseillers de suivi.

Le Réseau porte bien son nom car il amène un travail de collaboration entre la Chambre d’Agriculture, les organismes nationaux cités auparavant, les coopératives, les centres de gestion tels que le CER France, et bien d’autres organismes (Association Réunionnaise de Pastoralisme - ARP, Direction de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt de La Réunion – DAAF,…).

La démarche s’appuie sur un suivi technico-économique de près de 70 exploitations réunionnaises avec élevage (bovin lait, bovin viande, porc, volaille et lapin).

Financement

L’Institut de l’Elevage (IE) perçoit des concours financiers de l’ODEADOM relatifs aux travaux conduits par la chambre d’Agriculture et les autres partenaires locaux.

L’IE reverse donc ces concours financiers à la Chambre d’Agriculture (maître d’œuvre local) en fonction des activités réalisées.

Dans le cas de La Réunion, la Chambre d’Agriculture reverse une partie de l’indemnisation pour les travaux techniques aux partenaires locaux (CPLR, Avipôle, CER France) en fonction des activités réalisées.

Un projet d’appui pour le développement de l’élevage


Trois domaines d’intervention

Le dispositif « Réseaux de Références » des DOM englobe trois domaines d’intervention :

  • Observatoire des systèmes d’élevage : assure la connaissance du fonctionnement technique et économique des principaux systèmes d’exploitation d’élevage ;
  • Etudes, innovation et recherche appliquée en ferme : évalue des pratiques innovantes sur des thématiques émergeantes ;
  • Transfert, expertise et formation : valorise les références produites par le dispositif en mettant au point des méthodes et des outils d’accompagnement individuel ou collectif au profit des organismes de conseil et de services encadrant les éleveurs.

Objectifs

Les « Réseaux de références » ont deux principaux objectifs :

  • contribuer à la production et l’actualisation des référentiels techniques et économiques ;

  • permettre l’actualisation régulière de plusieurs modèles

  • d’exploitations, appelés des cas-types, qui sert à évaluer l’impact de divers changements de contexte.

Ces référentiels doivent nous permettre d’une part, de répondre aux besoins relevant du développement des filières animales réunionnaises en nous aidant à :

  • définir les stratégies de développement en permettant d’identifier les types d’exploitation à promouvoir qui soient économiquement viables, vivables et durables ;

  • améliorer la politique d’installation des jeunes et de nouveaux éleveurs en permettant d’augmenter le taux de réussite.

D’autre part, les référentiels doivent répondre aux besoins qui relèvent du suivi et d’évaluation des programmes communautaires en faveur des régions ultra périphériques, en nous aidant :

  • à justifier les surcoûts de productions locales ;
  • à définir des indicateurs de suivi de l’amélioration de l’efficacité économique des exploitations ;
  • évaluer les dispositifs d’aides publiques.

Appui technique rapproché

Le suivi des exploitations doit permettre une très bonne connaissance de la réalité de l’exploitation et de son fonctionnement technique et économique. Les visites ne se limitent pas exclusivement à la collecte d’informations. Un travail d’échange technique entre l’éleveur et l’agent est indispensable pour créer et entretenir l’expertise dont a besoin le dispositif. Les visites de terrain régulières permettent d’aborder les éléments de conduite technique de l’élevage (gestion du pâturage, alimentation, conduite sanitaire, …) et de collecter les informations au plus près de l’événement.

Exemple de sortie éleveur

La campagne de suivi se termine par la remise à l’éleveur de ses résultats individuels, laquelle constitue un moment d’échanges à privilégier. Des restitutions collectives sont également organisées au moins une fois par an. Celles-ci ont pour objectif de faire vivre le Réseau et le sentiment d’appartenance à ce réseau. Cela permet de capter la perception et l’analyse collective des éleveurs sur différents sujets. Les données technico-économiques récoltées sont confidentielles.

Outil de traitement des données

Les données techniques et économiques des exploitations du Réseau sont enregistrées au moyen du système d’information DIAPASON. Ce système évolue en permanence pour intégrer de nouvelles problématiques (environnement, énergie,…) de façon à couvrir progressivement tous les champs d’analyse de la durabilité des exploitations d’élevage. Les données recueillies sont liées à différents modules : les structures (bâtiments, matériel,…), le cheptel, les surfaces, l’alimentation, le fonctionnement des ateliers (production,…), l’économie, l’énergie, le travail. Des adaptions ont été réalisées afin de tenir compte des spécificités locales.

Evolution du projet

L’année 2006 correspond à une phase d’état des lieux (recensement bibliographique, élaboration de méthodes de recueil d’informations,…) et de dialogue avec les maîtres d’œuvre locaux. Le cadre conventionnel et partenarial de mise en œuvre de cette mesure a été défini entre l’ODEADOM et les trois instituts techniques (l’Institut de l’Elevage, IFIP, ITAVI). Le lancement officiel du projet date de novembre 2006.
En 2007, année de lancement opérationnel effectif du projet, plusieurs actions ont été menées :

  • Elaboration d’une typologie pour l’ensemble des filières animales ;

  • Sélection de 16 systèmes d’exploitation (11 en ruminants et 5 en monogastriques) ;

  • Recrutement de 67 exploitations (46 en ruminants et 22 en monogastriques) ;

L’année 2008 a été consacrée à la mise en place des suivis technico-économiques. Des restitutions individuelles et collectives sont organisées pour le rendu des résultats aux éleveurs membres du Réseau.

En 2009, troisième campagne d’analyse de résultats technico-économiques, des approfondissements sont en cours, notamment en termes de gestion du système fourrager ou de décomposition de charges de structure. Le Réseau Elevage Réunion réalise à 94% l’objectif fixé par le POSEI. Les premiers cas-types bovins ont vu le jour courant 2009. Deux publications concernant les filières bovins lait et viande ont été éditées en décembre 2009.
En 2010, les référentiels technico-économiques ont été actualisés. Un nouveau cas-type, pour la filière porcine, a vu le jour. Le Réseau Elevage Réunion étend ses compétences en intervenant au sein de formations ou de groupes de réflexion. Le projet a gagné la confiance des acteurs locaux.

En 2011, des référentiels ont édités pour cinq filières (bovin lait, bovin viande, porc, volaille, lapin) et des cas-types ont été mis au point pour quatre filières (bovin lait, bovin viande, porc, volaille). Le Réseau veut s’affirmer en se faisant connaître et en valorisant ses données auprès de l’ensemble des éleveurs.
En 2012, le Réseau s’affirme. Il est de plus en plus reconnu et utilisé par les différents acteurs locaux. Un séminaire de 3 jours a été organisé afin de vulgariser le travail du Réseau auprès des organisations professionnelles de l’élevage.
En 2013, le dispositif est dans une phase transitoire. Un bilan des actions menées est réalisé afin de les perfectionner par la suite. Constitution et formation des équipes techniques.

Evolution du nombre de fermes en Réseau de Références 974

Les fermes suivies appartiennent à différents systèmes ou « type ».

Un cas-type décrit, à l’aide d’un ensemble d’indicateurs techniques et économiques, le fonctionnement cohérent d’une exploitation en rythme de croisière pour un système donné.

Il présente les choix techniques et les pratiques mis en œuvre au niveau :

  • Des surfaces
  • Du troupeau
  • Des investissements
  • Du volume de travail
  • Des conséquences environnementales

Il évalue le niveau des résultats économiques espérés du bon fonctionnement de l’exploitation. Les cas types peuvent constituer pour les éleveurs des objectifs à adapter aux conditions de leur propre exploitation.

Le suivi des exploitations permet de formaliser par modélisation un fonctionnement technique cohérent du troupeau et des surfaces pour arriver aux résultats économiques envisageables. Le système est décrit en croisière et en année normale. Le cas-type ne résulte en aucun cas de la moyenne des résultats des exploitations constituant le groupe. Ce n’est pas une analyse de groupe.

Qu’est-ce que c’est qu’un cas-type ?

Les fermes suivies appartiennent à différents systèmes ou « type ».

Un cas-type décrit, à l’aide d’un ensemble d’indicateurs techniques et économiques, le fonctionnement cohérent d’une exploitation en rythme de croisière pour un système donné.

Il présente les choix techniques et les pratiques mis en œuvre au niveau :

  • Des surfaces
  • Du troupeau
  • Des investissements
  • Du volume de travail
  • Des conséquences environnementales

Il évalue le niveau des résultats économiques espérés du bon fonctionnement de l’exploitation. Les cas types peuvent constituer pour les éleveurs des objectifs à adapter aux conditions de leur propre exploitation.

Le suivi des exploitations permet de formaliser par modélisation un fonctionnement technique cohérent du troupeau et des surfaces pour arriver aux résultats économiques envisageables. Le système est décrit en croisière et en année normale. Le cas-type ne résulte en aucun cas de la moyenne des résultats des exploitations constituant le groupe. Ce n’est pas une analyse de groupe.

Les cas types servent :

  • A décrire la diversité des systèmes de production

  • De support aux études prospective

  • De support d’étude pour les thématiques liées à l’élevage

  • De repère technique et économique dans les démarches de diagnostique, de conseil technique et stratégique
  • De support pédagogique pour les formateurs

Depuis 2011, le Réseau de Références de la Réunion travaille sur une nouvelle mise en forme des cas-types, appelée cas-type diffusion, pour une meilleure compréhension par un public plus large.


A consulter

Différences entre cas-type et analyse de groupe

Définition d’une typologie

Les clés de lecture d’un cas-type

Les cas types servent :

  • A décrire la diversité des systèmes de production

  • De support aux études prospective

  • De support d’étude pour les thématiques liées à l’élevage

  • De repère technique et économique dans les démarches de diagnostique, de conseil technique et stratégique
  • De support pédagogique pour les formateurs

Depuis 2011, le Réseau de Références de la Réunion travaille sur une nouvelle mise en forme des cas-types, appelée cas-type diffusion, pour une meilleure compréhension par un public plus large.


A consulter

Différences entre cas-type et analyse de groupe

Définition d’une typologie

Les clés de lecture d’un cas-type








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